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Association de défense du Lavancher

Média - Archives du mois de juillet 2012

Article paru dans le blog d'Eric Lasserre le 28 juillet 2012

Route à camions du Lavancher : dernières nouvelles

La très vive réaction des habitants du Lavancher a porté ses fruits. Leur pétition a recueilli plus de 700 signatures. Leur association de défense compte 70 adhérents, sans compter l’adhésion en bloc de l’association ARVAC des résidents de la vallée (800 membres) et celle attendue de la Réserve naturelle des Aiguilles rouges (400 membres).

La mairie et la Compagnie du Mont Blanc font prudemment marche arrière. Dans Un communiqué de presse publié le 26 juillet, le maire Eric Fournier annonce qu’ « aucun commencement de chantier et/ou aménagement de piste d’accès ne sera effectif d’ici la fin de l’année ». Ouf, on respire ! Le début des travaux prévu en août est donc différé.

Le maire, qui a reçu les membres du bureau de l’association, précise que la municipalité prendra le temps qu’il faudra pour examiner les différentes solutions (terriennes, aériennes, par câble, mixtes) proposées par la Compagnie du Mont Blanc pour garantir la réalisation du chantier. Il annonce que l’étude sera abordée par les commissions municipales concernées, ce que nous demandions dans ce blog précédemment et qui aurait dû être entrepris dès l’initiation du dossier !

Les impacts environnementaux, paysagers, énergétiques, économiques seront pris en compte, déclare le maire. Les habitants du village et les très nombreux défenseurs de l’environnement qui les soutiennent peuvent être provisoirement rassurés, mais il n’est pas question de baisser la garde. Il n’y a pas de renonciation officielle au projet de route forestière. L’association restera extrêmement vigilante dans les mois à venir.

Des photographies de cet été montrant des chevreuils dans les prés du Lavancher viennent confirmer la présence d’une riche faune dans la forêt contigüe, faune qui serait irrémédiablement chassée par le bruit des camions de la compagnie.

Article paru dans le "Dauphiné Libéré" du 27 juillet 2012

Chantier de Plan Joran : rien ne sera fait avant la fin de l’année

par Julien PICCARRETA

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Photo du Lavancher, © Dauphiné Libéré

Par le biais d’un communiqué, la mairie a annoncé hier “qu’aucun commencement de chantier et/ou aménagement de piste d’accès ne sera effectif d’ici la fin de l’année” au Lavancher.

Il y a un mois, l’affaire était au cœur de toutes les discussions dans la vallée, créant le buzz sur internet et la polémique en ville.

Il faut dire que tout était réuni pour faire de l’histoire de la route forestière du Lavancher, un bel affrontement dramatique entre un géant de la montagne -la Compagnie du Mont-Blanc- et les habitants d’un petit village jusque-là épargné par les installations et les remontées mécaniques de la capitale mondiale du ski et de l’alpinisme.

Pour rappel, dans le cadre de la rénovation du télésiège de Plan Joran aux Grands Montets, avait été évoquée la possibilité qu’une route forestière reliant Lavancher et Pendant soit aménagée pour les camions et qu’elle serve par la suite, de façon exceptionnelle, à la maintenance de l’appareil.

Devantl’ampleur des débats, Eric Fournier avait même souhaité mettre publiquement les choses au point (lire nos éditions des 13 et 15 juin) et rappelé à l’envi que c’était la mairie qui déciderait de la marche à suivre. Entre-temps, les villageois avaient constitué l’association de défense du Lavancher et les touristes arrivant dans la vallée, la vie quotidienne avait repris son cours normal.

Hier, par le biais d’un communiqué, la mairie a fait savoir que l’étude des différentes solutions techniques envisagées par la CMB pour le chantier de Plan Joran lui avait été remise « ces derniers jours » et qu’elle « fait l’objet d’une instruction par les services concernés ».

Joint par téléphone, le maire a toutefois avoué que la solution retenue le serait très prochainement, souhaitant par-dessus tout « avancer rapidement sur ce dossier », notamment afin de ne pas laisser trop de rumeurs flotter au-dessus du village.

D’ici la fin du mois d’août donc, une réunion devrait se tenir à la mairie en présence des villageois avant que le conseil municipal ne délibère sur le sujet. Mais compte tenu des délais techniques et juridiques de mise en œuvre du chantier, celui-ci, tout comme l’aménagement d’une piste d’accès, ne se fera pas cette année.

"Bulletin municipal" n° 9 de juillet 2012

Extrait du bulletin municipal de la commune de Chamonix Mont-Blanc paru en juillet 2012

Tribune libre

La tranquilité du lavancher menacée?

La Compagnie du Mont-Blanc a décidé de remplacer le télésiège de Plan Joran. Pour ce chantier, elle doit monter des matériaux et la machinerie par une route qu’elle voudrait tracer dans la forêt depuis le Lavancher, passant par l’alpage de la Pendant et allant jusqu’à la Croix de Lognan.

Le 5 juin, les habitants du Lavancher sont venus en masse (une cinquantaine de personnes!) à la mairie pour écouter les dirigeants de la Compagnie du Mont-Blanc leur exposer le projet de route en présence du maire et du représentant de l’ONF. L’atmosphère fut houleuse. L’actuelle piste forestière sera élargie à 4 m. Des enrochements seront mis en place pour conforter les talus. Surtout, le profil de la route sera modifié de façon à offrir une pente régulière de 25%. On peut imaginer l’importance du déboisement et des terrassements à effectuer. Une route sera créée de toutes pièces pour traverser le plateau de la Pendant. Le directeur général de la compagnie justifie ces travaux par des impératifs de sécurité. Il estime dangereux de monter les charges sous la benne de Lognan, comme cela se pratique depuis des années pour l’exploitation du site. C’est pourtant bien par cette méthode et aussi par le téléphérique de service et la piste de la Pierre à Ric que l’ensemble des installations, depuis la création du domaine, le 2e tronçon du téléphérique, la télécabine de Bochard, ont été réalisés, sans aucun accident ! Le dirigeant ne dit pas, mais n’ose nier devant des habitants lucides, que cette route deviendra par la suite une route de service permanente, qui permettra notamment l’acheminement des tonnes de gasoil nécessaires au fonctionnement des dameuses. Le représentant de l’ONF estime que cette route permettra une meilleure exploitation de la forêt. Les consorts de la Montagne de la Pendant sont partagés.

Les lavancherauds sont inquiets, à juste titre, des nuisances que subira le village avec le passage de nombreux engins sur leur route étroite. C’en sera fini de leur tranquillité. Ils sont aussi très préoccupés par les conséquences de l’ouverture de cette route sur la forêt protectrice qui les domine. Le tracé de l’avalanche de la « Verte » pourrait être élargi. L’alpage de la Pendant, lieu magique dominé par la calotte de la Verte, sera balafré par la nouvelle route, ce qui sera une offense inacceptable au paysage exceptionnel du lieu ! Indignés par ce projet, bien qu’ils ne contestent pas la nécessité de moderniser les installations du site des Grands Montets, les habitants se sont aussitôt constitués en Association de défense du Lavancher et ont lancé une pétition qui a déjà récolté près de 700 signatures dans la vallée, en France et dans plusieurs pays d’Europe.

Quelles seraient les autres solutions pour rénover le télésiège de Plan Joran ? Tout d’abord l’hélicoptère. Mais le directeur général avertit que « 2000 rotations seront nécessaires avec une nuisance insupportable pour les habitants d’Argentière ». La piste de la Pierre à Ric ? Elle est trop raide, expliquent les dirigeants devant une assistance sceptique. Le téléphérique de service ? Il n’aurait, selon eux, ni la puissance ni la capacité nécessaires.

La réponse pourtant est simple : dans une vallée qui se veut vertueuse, qui communique très largement sur le développement durable, le Plan Climat Energie, la protection du site, la qualité de vie, vallée dont le président Eric Fournier a signé le très symbolique « Appel pour nos Montagnes » dont le texte fondateur précise « ... il nous faut du temps, du silence, de la sérénité, de la beauté... », la seule solution raisonnable est bien sûr le statu quo. Même si pour des raisons de commodité la route présente, selon ses promoteurs, beaucoup d’avantages, la Compagnie du Mont Blanc doit continuer à oeuvrer avec les mêmes moyens qu’elle utilise avec succès depuis près de cinquante ans pour l’aménagement et l’exploitation de son domaine. Le village du Lavancher doit rester un havre de paix, la forêt doit être préservée – elle peut être exploitée avec la piste existante ou par câble – et a l’alpage de la Pendant, voué à la vie pastorale, doit régner le silence. Il est difficile d’imaginer que la Compagnie du Mont Blanc et l’ONF se permettent d’annoncer par écrit un début des travaux dans la forêt du Lavancher en août 2012 sans avoir reçu, sinon l’accord formel, du moins un avis favorable du maire. Ce dernier admet avoir engagé avec eux, de même qu’avec les consorts, des « prénégociations » dans le secret de son cabinet. Mais ni la commission aménagement de la commune, ni le conseil municipal n’ont été à ce jour saisis du projet, alors que la municipalité, en tant qu’autorité concédante, est seule habilitée à se prononcer. Les élus, qui représentent les habitants, doivent être consultés sans tarder.


Eric Lasserre - 12 Juillet 2012

Article paru dans le "Messager - Faucigny" du 12 juillet 2012

Piste du Lavancher : le maire rassure

Suite à la réunion du 5 juin dernier, où des habitants ont pu exprimer leur inquiétude sur l'hypothèse d'un accès au domaine skiable des Grands Montets par la piste forestière du Lavancher, étudiée par la Compagnie du Mont-Blanc, le maire de Chamonix a tenu à apporter des précisions à l'association des Amis du Lavancher, par écrit :

"Comme j'ai pu l'indiquer alors, la Compagnie du Mont-Blanc s'est engagée à procéder au recensement des différentes hypothèses de desserte de plateau pour les besoins du projet de rénovation du télésiège de Plan Joran", a-t-il indiqué ajoutant que ces propositions devraient être connues dans les jours qui viennent. "Les services compétents de la commune procéderont ensuite à leur analyse dont les conclusions seront ensuite discutées, en concertation avec les riverains et l'ensemble des acteurs concernés par les différentes hypothèses de travail", rassure Eric Fournier.

"J'ai bien noté le vif attachement que les personnes présentes le 5 juin avaient exprimé à la qualité de vie au village du Lavancher et leur attention majeure d'assurer la préservation de cet environnement. C'est la raison pour laquelle je vous confirme, comme je l'ai déjà annoncé, ma volonté d'engager, sous deux mois, une procédure destinée à préserver la qualité paysagère et patrimoniale du Village, plus particulièrement sur le secteur des Combes du Lavancher qui font l'objet de demandes depuis quelques années déjà;"

Un dispositif qui permettrait à la municipalité de rester vigilante "à tout projet de nature à affecter la qualité du lieu, voire d'en suspendre la réalisation, dans l'attente de la finalisation d'un schéma d'aménagement du site qui garantisse la préservation de la remarquable qualité du lieu, schéma pour lequel j'ai donné mission d'élaboration au cabinet d'étude en charge de la révision du Plan Local d'Urbanisme."

Article paru dans le blog d'Eric Lasserre le 03 juillet 2012

Route à camions du Lavancher : la pétition fait le plein !

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Dessin Michel Delamarre, © ML

Jene résiste pas au plaisir de publier le dessin réalisé par le dessinateur chamoniard Michel Delamarre, qui met son talent au service de la défense des habitants du Lavancher, toujours sensible qu’il est aux menaces qui pèsent sur l’environnement de notre vallée.

La pétition lancée par les lavancherauds va bon train. Elle totalise aujourd’hui 534 signatures, dont 36% d’habitants de la vallée, 3,3% de parisiens, et 55,6% d’habitants d’autres villes de France et d’Europe. Les signatures viennent de Grande Bretagne, de Belgique, de Suède, etc..., ce qui montre bien que le Lavancher est un village universellement connu et que tous ceux qui l'apprécient veulent défendre son charme et sa tranquillité.

La mairie de Chamonix, la Compagnie du Mont Blanc, l'ONF gardent un silence absolu sur la mise en œuvre du chantier de la route qui était annoncé pour le mois d'août dans un document écrit dont les villageois ont eu connaissance.